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16.04.2008

Le conseil d'arrondissement en vidéo

Pour retrouver ce qui s'est dit lors du conseil d'arrondissement du 14 avril dernier, Simon Chancerel a filmé, réalisé et découpé le Conseil en 5 vidéos reprenant les 5 grands thèmes du Conseil. Ces vidéos que vous pourrez retrouver sur le site de la Mairie du 15ème prochainement, sont d'ores et déjà accessibles sur le blog de Simon.

Ci-dessous, deux liens menant à un extrait vidéo, liens "piochés" sur le blog de Simon et relatant notamment les faits que je retranscris avec ma vision toute subjective dans la précédente note.

L'intégralité du Conseil d'Arrondissement se trouve pour l'instant chez lui, une personne décidément de choix et de qualité pour l'arrondissement.

 5. DLH 2008-035 - Autorisation donnée à M. le Maire de Paris de conclure avec l’OPAC de Paris un bail emphytéotique portant location de l’immeuble communal situé 30 rue de Cronstadt à Paris (15e)

 

8. Question au Maire de Paris relative à la fermeture du garage situé 218 rue de la Croix Nivert

 

En regardant ces vidéos, je ne peux m'empêcher d'être touchée par la confusion ou l'émotion du Maire, devant les inévitables petits détails perturbateurs d'une première intervention dans cette fonction et tous les évidents ajustements qui seront opérés au fil du temps, qu'ils soient matériel ou autre.  N'empêche, je trouve rassurant les gens qui éprouvent les mêmes émotions que tout le monde lors d'une même situation et que l'on peut discerner, même si elles se veulent bien contrôlées.

15.04.2008

Premier Conseil d'Arrondissement

1076960593.jpgHier soir s’est déroulé le premier conseil d’arrondissement de la mandature « Philippe Goujon ». Bien évidemment, je ne pouvais manquer cet « évènement » ne serait-ce qu’au vu des liens que j’ai pu créer, durant la campagne, avec quelques-uns des élus ou d’anciens élus et autre président d’association très impliqués pour le 15ème ! Et puis aussi parce que je me suis engagée à représenter le Maire dans un Conseil d’Ecole et que je me sens le devoir d’être au fait de ce que tout un chacun est en mesure de savoir sur la politique locale (les conseils d’arrondissement sont ouverts au public).

C’est donc en quittant mon travail que je me suis rendue directement à la mairie du 15ème pour 18 h. J’y ai tout de suite reconnu Jean-Yves Pinet, apparemment affairé à l’installation de son matériel, près de la porte ouvrant sur les places des élus. Il faut dire que s’il est un groupe de personnes motivées et mobilisées pour servir les habitants du 15ème, Jean-Yves en fait partie intégrante. Et je suis bien placée pour le dire. Tout en le saluant, mon regard s'arrête sur le député Jean-François Lamour, en grande discussion avec ses collègues du Conseil et qui se rapproche de l’ouverture pour répondre à une sollicitation. Au passage, il me salue, me parle en bien de mon article à paraître prochainement, attention et compliment qui me vont droit au coeur (mais qui ne sait après l'avoir rencontré que Mr Lamour est le champion de l'écoute et de l'attention ?).

Toutefois, malgré cette relative proximité et bien que désireuse de participer à la vie politique de notre arrondissement, je n’oublie pas que je reste une habitante comme une autre et je rejoins, de ce fait, rapidement la partie de la salle réservée aux citoyens venus s’informer des délibérations et autres vœux. Il faut rejoindre une autre porte à double battants, un peu plus loin dans le couloir de droite. La salle se remplit tandis que je m’installe au premier rang.

Bien sûr, je ne vais pas relater le déroulement du conseil d’autant qu’il sera disponible en vidéo sur le site de la mairie. Je vais plutôt apporter un éclairage subjectif, celui de mes impressions.

Les premières différences avec les deux conseils auxquels j’ai assistés durant la fin du précédent mandat résidaient dans l’absence des documents à la disposition du public pour qu’il puisse suivre le débat (j’ai du sortir mon carnet de notes) et dans le nombre de citoyens venus assister au Conseil : une salle comble avec des personnes debout dans les allées alors que je n’avais observé dans la dernière mandature une poignée de personnes dans les rangs des deux tendances politiques. Je précise qu’il est de coutume que les gens de Droite s’assoient dans les rangées de chaises installées au plus près de la porte. Les rangs au fond de la salle, séparés par une allée, sont généralement réservés au public de l’opposition (chez nous, la Gauche ).

Puis Philippe Goujon a ouvert la séance, et très vite, j’ai reconnu l’homme pressé que je soupçonnais déjà : pressé de bien faire (perfectionniste), pressé d’agir, d’avancer, de créer, de réformer mais aussi de se conformer aux règles (règlement du déroulement d’un Conseil étudié et scrupuleusement respecté). Les documents de l’ordre du jour sont distribués à la demande du Maire qui constate (et je le sens contrarié) qu’ils n’ont pas été déposés sur chaque table avant la session, comme ils l’auraient visiblement dû.

Le Conseil a été relativement court mais suffisamment long pour mesurer la teneur de l’ambiance et des difficultés qui s’annoncent, notamment du côté de l’opposition à l’échelle de la ville de Paris. A l’échelle de Delanoë. En effet, déjà, le Maire de Paris a financé un immeuble du 15ème pour en faire un immeuble de logements sociaux de 18 appartements. On appelle ça du logement social « de fait », car les habitants y demeurant entrent déjà dans les critères.

Ce que l’on découvre c’est d’une part que Claire de Clermont-Tonnerre, rapporteur du dossier, n’a pu disposer d’informations claires de la part de la ville de Paris et qu’elle émet quelques réserves sur des points aussi obscurs que pertinents à éclairer (écouter la vidéo pour les précisions). C’est par la bouche d’un jeune élu de Gauche que l’on apprendra que la société installée dans le hangar du terrain de cet immeuble et comptant une vingtaine d’ouvriers sera appelée à disparaître pour que ledit hangar devienne –un jour- quelques 5 ou 6 logements sociaux supplémentaires.

D’autre part, outre le fait que l’on apprend le peu de coopération de la ville de Paris en direction de l’arrondissement, on est informé que le bail d'une entreprise est menacée, que cet immeuble aux logements occupés n’en procurera donc pas de nouveaux, que Claire de Clermont-Tonnerre est de bonne foi et que Anne Hidalgo –qui rappelle que si l’on se présente dans les services concernés, on obtient les informations- est forcément de bonne foi aussi. Reste qu’en toute logique, quel serait l’intérêt de Mme de Clermont-Tonnerre de ne pas défendre son point de vue avec des éléments qui, une fois connus, montrent qu’ils servaient plutôt bien sa propre cause ?

Mais chacun se fera son opinion, la mienne est faite.

En tant qu’habitante lambda, la réflexion première des points débattus est vite faite : la mairie de Paris a un projet très personnel à imposer pour le 15ème arrondissement et bien loin de celui que souhaite notre Maire (et pour lequel nous avons voté en majorité). Pour moi, la politique de Gauche, c'est : on « ghettoïse » en vitesse, on enlève les entreprises (on entendra plus tard que de même, un garage de 600 places de stationnement devrait disparaitre rue Croix Nivert et la Mairie de Paris n’est pas claire quant à ce qui le remplacera), on installe de plus en plus de gens pauvres, on élimine donc la mixité sociale pour privilégier une sorte de « parcages » de familles ou de personnes au même profil, et je pousserais bien le raisonnement en disant que de fait, on leur retire les box ou parking parce qu’on le sait bien, les pauvres se déplacent en transports en commun et n’ont donc pas besoin de place pour voiture… sauf que le boulot, lui, n’étant plus dans le coin…

Bref, comme si cela n’était pas suffisant, voilà la Gauche qui expose ses vœux : une stelle et un changement de nom pour une place en hommage aux martyrs de guerre. A priori, personne n’a de raison de ne pas adhérer (d’ailleurs tous ont voté pour, rappelant que des demandes du même type formulées par la Droite était en attente de concrétisation depuis plus d’un an), ça ne « mange pas de pain » et le devoir de mémoire est probablement une bonne chose mais on peut tout de même s’interroger sur l’intérêt de l’opposition pour les vivants de l’arrondissement par rapport à ses morts et son souci pour les nombreuses difficultés que les vivants rencontrent chaque jour en attendant d’en voir l’issue.

Oui, hier soir, j’ai vu qu’être un maire d’arrondissement de Droite lorsque l’on est confronté à un maire de Paris de Gauche qui décide pour tout le monde, n’est pas chose facile. Et j’ai cru comprendre que l’opposition de l’arrondissement, composée de la 1ère adjointe du Maire de Paris, ne comptait pas rentrer ses griffes ou ravaler sa hargne d’avoir perdu l’arrondissement de si peu !

Monsieur le Maire, je vous soutiens de toutes mes forces dans ce combat non équitable mais dont vous pourrez sortir vainqueur si l’on se fie à la mobilisation, la compétence et la fidélité de votre équipe !

11.04.2008

Cafouillage à la Caisse des Ecoles

482420609.jpgCe matin, tandis que je déposais le chèque de règlement de la cantine de ma fille, je croise une maman parent d’élève déléguée qui m’interpelle tout de suite sur les grands dysfonctionnements (et là, je passe au conditionnel) que subirait notre école primaire (et apparemment uniquement la nôtre).

En effet, des parents seraient victimes de poursuites pour non-paiement de cantine alors que leur enfant ne mangerait pas dans l’établissement, d’autres ne recevraient jamais de factures pour leur enfant qui portant déjeune au self de l’école (et donc, ne règlent jamais rien).

 

La maman qui répond à ma curiosité m’explique qu’elle est allée sur place (à la Caisse des écoles de l’arrondissement) et qu’on lui aurait dit en résumé : il y a un gros cafouillage en ce moment.

Pour ma part, j’ai bien constaté une hausse du prix du repas de ma fille (7 centimes par repas) entre décembre 2007 et la première facture 2008, ce qui ne correspond pas au document que l’on nous remet, lors de l’inscription à la Caisse des écoles et qui nous garantit un tarif jusqu’au 31 décembre de l’année suivante (en l’occurrence 2008). J’en suis à penser qu’il s’agit d’une augmentation comme on augmente le tarif ratp ou snfc une ou deux fois l’an mais je compte m’informer à l’occasion d’un fait qui rend quelque peu « mensonger » le document remis à la rentrée scolaire.

 

Si l’on fait abstraction d’un directeur d’établissement scolaire assez nonchalant (pour faire simple) et qui semblerait avoir fait son travail correctement (et avoir corrigé toutes sortes d’erreurs au précédent trimestre, ce qu’il a dit devant moi à l’époque), je me demande dans quelle proportion, les manœuvres de « liquidation » par l’ancienne équipe municipale pourraient avoir un impact sur la situation confuse actuelle.

 

J’ai tendance à penser qu’il s’agit plutôt d’une mauvaise organisation dans la mesure où certains faits remonteraient à octobre ou novembre 2007, et j’imagine qu’il était un peu tôt pour tirer les conclusions d’une élection municipale à venir.

A suivre…

10.04.2008

Incendie criminel dans le 15ème

Extrait du figaro.fr : 

"Douze véhicules particuliers ont été "plus ou moins fortement" endommagés par les flammes ce matin à Paris (XVème) après un incendie volontaire, a rapporté la police.

Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée à la police urbaine de proximité (PUP), trois véhicules en stationnement ont été la proie des flammes rue Emmanuel Chauvière peu avant 07H00.

Le feu s'est ensuite propagé à neuf autres véhicules, selon la source, et serait d'origine criminelle, selon les premières constatations.
Les incendies criminels de voitures sont "rares" dans la capitale, selon la source policière."

Source : AFP

Un coup de pied dans la fourmilière

Depuis quelques mois, la cité, ou du moins une partie, est secouée par un bruit strident, chaque matin (excepté le dimanche) autour de 6 h du matin par un camion venu déposer sa benne à grand renfort d'alarme aiguë juste au pied de deux bâtiments de l'opac (en fait, de l'autre côté de la rue, ce qui revient au même).

Les premiers temps, personne n'a rien dit parce que nous croyions tous qu'il s'agissait d'une nuisance occasionnelle, peut-être des travaux provisoires.. mais les mois ont passé et le réveil intempestif à se frapper la tête contre les murs a continué avec une régularité accablante.

Après pétition et diverses interpellations d'élus (de droite, pour ce que je sais), enfin ce matin, il semble que nous approchions du bout de l'enfer (merci à toi, ami, qui te reconnaîtras certainement).

Et pourtant, hier soir, discussions enflammées à la loge de la gardienne, furieuse du dénigrement que l'on avait fait de cette affaire le matin même, sans parler de la façon cavalière avec laquelle on avait coupé la communication qu'elle n'avait même pas amorcée !

Ma gardienne, attention, c'est une femme extra. Comme on en fait plus. C'est qu'on y tient car elle donne à notre entrée, une plus-value non négligeable. Consternée lorsqu'elle me dit sa contrariété (encore palpable en fin de journée), je tente de lisser les choses, d'expliquer qui est notre représentante du quartier comme pour lui accorder des circonstances atténuantes mais la gardienne ne retrouvera son calme que lorsque l'occasion se présente, sous mon nez, de raccrocher elle aussi, au nez de celle qui avait fait de même le matin.

Avec un grand sourire, soulagée, elle me lance tout de même qu'elle ne parlera plus avec cette personne, que son interlocuteur, c'est un très gentil ex-commissaire (que j'entends d'ailleurs au téléphone peu après) et que ça lui va comme ça. Exit les conseils de quartier en présence de "l'autre" (je suis contrariée de l'entendre).

Et ce matin, miracle ! Après 4 mois et quelques faux espoirs, comme l'a confirmé l'ex-commissaire la veille et après qu'on me l'ait déjà affirmé la semaine précédente, le camion arrive plus près de 7 h que de 6 h du matin. Et cette fois, une benne au lieu de deux !

Espérons que ce jour signe la fin de notre calvaire sonore et ne soit pas encore un concours de circonstances.. quant aux relations avec les élus, va falloir colmater quelque brèche... A suivre...

09.04.2008

L'affaire

Depuis quelques semaines, on s'agite dans la cité. Du moins dans une partie de la cité. En effet, l'OPAC mène une grande enquête auprès des locataires logés en ILN avant d'effectuer des travaux de réhabilitation comme il se doit, après 35 ans de location sans travaux importants dans les appartements.

Pour se faire, rendez-vous quasi-obligatoire avec une personne qui viendra étudier nos papiers personnels : quittance de loyer, avis d'imposition 2006, et le cas échéant les documents concernant les prestations sociales (RMI, allocations familiales...), bref, ça ressemble, pour certains habitants à une réelle inquisition puisque parait-il on interroge sur la durée que l'on pense rester locataire dans le logement en question, si l'on trouve pertinent de refaire l'électricité...

Au final, on donne le montant que ajoutera sur le loyer pour les travaux que le locataire aura demandé (avec l'aide de l'agent chargé de proposer les-dits travaux).

Vous trouvez ça normal, vous ?

Moi j'ai un doute : l'OPAC ne doit-il pas prendre en charge à 100% les travaux de réhabilitation ? N'est-ce pas une façon subtile et perverse d'augmenter le loyer sans passer par l'indice approprié ?

A vous de dire...


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