10.04.2008
Un coup de pied dans la fourmilière
Depuis quelques mois, la cité, ou du moins une partie, est secouée par un bruit strident, chaque matin (excepté le dimanche) autour de 6 h du matin par un camion venu déposer sa benne à grand renfort d'alarme aiguë juste au pied de deux bâtiments de l'opac (en fait, de l'autre côté de la rue, ce qui revient au même). Les premiers temps, personne n'a rien dit parce que nous croyions tous qu'il s'agissait d'une nuisance occasionnelle, peut-être des travaux provisoires.. mais les mois ont passé et le réveil intempestif à se frapper la tête contre les murs a continué avec une régularité accablante. Après pétition et diverses interpellations d'élus (de droite, pour ce que je sais), enfin ce matin, il semble que nous approchions du bout de l'enfer (merci à toi, ami, qui te reconnaîtras certainement). Et pourtant, hier soir, discussions enflammées à la loge de la gardienne, furieuse du dénigrement que l'on avait fait de cette affaire le matin même, sans parler de la façon cavalière avec laquelle on avait coupé la communication qu'elle n'avait même pas amorcée ! Ma gardienne, attention, c'est une femme extra. Comme on en fait plus. C'est qu'on y tient car elle donne à notre entrée, une plus-value non négligeable. Consternée lorsqu'elle me dit sa contrariété (encore palpable en fin de journée), je tente de lisser les choses, d'expliquer qui est notre représentante du quartier comme pour lui accorder des circonstances atténuantes mais la gardienne ne retrouvera son calme que lorsque l'occasion se présente, sous mon nez, de raccrocher elle aussi, au nez de celle qui avait fait de même le matin. Avec un grand sourire, soulagée, elle me lance tout de même qu'elle ne parlera plus avec cette personne, que son interlocuteur, c'est un très gentil ex-commissaire (que j'entends d'ailleurs au téléphone peu après) et que ça lui va comme ça. Exit les conseils de quartier en présence de "l'autre" (je suis contrariée de l'entendre). Et ce matin, miracle ! Après 4 mois et quelques faux espoirs, comme l'a confirmé l'ex-commissaire la veille et après qu'on me l'ait déjà affirmé la semaine précédente, le camion arrive plus près de 7 h que de 6 h du matin. Et cette fois, une benne au lieu de deux ! Espérons que ce jour signe la fin de notre calvaire sonore et ne soit pas encore un concours de circonstances.. quant aux relations avec les élus, va falloir colmater quelque brèche... A suivre...
07:55 Publié dans politique micro-locale (la cité) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, nuisance sonores, déchetterie, 15ème, paris






